La grande gamine ou la vie du bon côté

26 novembre 2017

Rentrer dans le moule

Je ne regarde pas les actualités à la télévision et j'écoute peu la radio (sauf pour de la musique). 

J'étais en voiture quand j'ai entendu le reportage sur le célèbre # du moment et l'engouement qu'il suscitait. Toutes ces femmes unies dans ce combat, c'était beau. Le passage sous le tunnel du périphérique eut pour effet de rendre inaudible la voix du journaliste et de me faire prendre conscience. Moi, aussi, je devais comme toutes ces femmes participer à cette action ; ce que je fis immédiatement après être descendue de la voiture.

J'étais contente de moi et c'est dans cet état d'esprit que je commençais ma journée de travail. Mais en milieu de matinée, mon mari me téléphona au bureau, très énervé :

"Ça fait une heure que j'essaie de te joindre. Mais qu'est ce que tu as fait, bon sang ?" Je lui expliquais calmement le pourquoi et le comment. J'étais certaine que c'était bon pour moi d'apporter ma contribution à cet élan collectif. J'en étais même soulagée... Oui, je l'avais balancé et j'en étais fière.

Loin de calmer mon mari, ces paroles l'ont mis dans une terrible colère: 

"Mais tu ne te rends pas compte de ce que tu fais ! Tu es complètement folle, ma pauvre fille !"

Je pensais, en silence : tu vois, dans le fond, il est comme les autres à en juger par son état d'énervement. 

" Il est où ? Je te préviens que je ferai tout pour lui mettre la main dessus. Il est où maintenant ?"

Qu'est ce que j'en savais ? J'avais fait ça spontanément, sans réfléchir. Est ce que je savais où il pouvait bien être maintenant ? Je cherchais dans mes souvenirs, entre deux flots de larmes.

"Où ? ... Peut-être au coin de la rue du Bon Aloi et de la Mauvaise Foi. Dans la poubelle au coin des deux rues.
- Dans une poubelle publique ? Oui, tu es vraiment folle ; balancer un iphone dans une poubelle publique, qu'est ce qui cloche !"

En guise de punition, il m'a donné des lignes d'écriture :

" Port. avec un T et un point est une abréviation du mot portable ; il ne veut en aucun cas dire porc avec un C !"
Là, j'ai été beaucoup moins fière, il faut l'admettre...

...............................

Je ne sais que penser de cet élan collectif : ça s'apparente à de la délation, et ça, ce n'est pas très positif, c'est certain. D'un autre côté, à avoir tant subi de la gente masculine, il est bien légitime que les femmes libèrent leur parole.

J'ai cherché dans mes souvenirs si moi-même j'avais été victime d'une agression. C'était bien enfoui, mais je me suis rappelé de cette fois où un vieux papy (je devais avoir douze ou treize ans) avait prétexté ne pas réussir à lire un nom sur une boîte aux lettres dans un hall d'immeuble. Pauvre petit vieux ! Toujours attentive aux autres, j'avais accepté de l'aider. Alors que je lisais les noms, j'ai senti ses mains affairées sur mon postérieur. Je suis partie en courant. Je n'en ai jamais parlé, plus préoccupée par ma désobéissance (tu ne dois pas suivre les inconnus...) que par l'incident à caractère sexuel. Je n'ai jamais recommencé : ça m'a peut-être sauvé d'autres dangers. Va savoir !

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22 novembre 2017

le jour de la marmotte

J'en appelle aux scénaristes de tous pays ou à vous pour trouver une solution au problème que je vais vous exposer. Parce que moi, je ne sais pas comment m'en sortir...

Avez-vous déjà vu ce film  "un jour sans fin" ? Le héros, journaliste va dans une petite ville pour couvrir l'événement du jour : le jour de la marmotte (oui, la bestiole). Le hic, c'est qu'il se réveille tous les jours, avec " I've got you babe ! " au radio réveil (ça, c'est plutôt sympa !) En fait, il revit ce même jour indéfiniment. A la colère des premiers jours, succède une stratégie pour faire de ce jour un moment heureux (et pour séduire une belle, par la même occasion).Il apprend à connaître les uns et les autres et transforme la contrainte en atout. Bref, il trouve le moyen de sortir de cette situation avec bonheur. Et c'est merveilleux...

C'est là où je ne sais plus... Comment ?...

Je vous expose : j'ai l'impression de vivre toujours le même jour. Ça commence comme ça :

" Pfff ! C'est le pire jour de la semaine ". Inlassablement, mon petit déjeuner est interrompu par un "Pfff ! C'est le pire jour de la semaine ". Au début, j'ai cru pouvoir inverser la tendance, mais j'y suis impuissante. Ça donne donc :

Lundi :

" Pfff ! C'est le pire jour de la semaine."

Mardi :

" Pfff ! C'est le pire jour de la semaine.
- Ce n'était pas hier, le pire jour de ta semaine ?
- Non. C'est le pire jour de la semaine parce que j'ai latin.
- Ah, o.k."

Mercredi :

" Pfff ! C'est le pire jour de la semaine.
- Ce n'était pas hier, le pire jour de ta semaine ?
- Non. C'est le pire jour de la semaine parce que j'ai sport. Deux heures. Et badmington en plus !
- Ah, o.k. "

Jeudi :

" Pfff ! C'est le pire jour de la semaine .
- Ce n'était pas hier, le pire jour de ta semaine ?
- Non. C'est le pire jour de la semaine parce que j'ai une heure de permanence en fin de journée et tu ne peux pas venir me chercher.
- Hum, je vois ".

Vendredi :

" Pfff ! C'est le pire jour de la semaine.
- Ce n'était pas hier, le pire jour de ta semaine ?
- Non. C'est le pire jour de la semaine parce que ça va être poisson à la cantine.
- Il en faut... "

Là, je vous devine : vous allez me dire "samedi, c'est pas pareil ?..." Bah...

Il est vrai qu'on se lève plus tard. Mais au petit déjeuner, même rengaine :

" Pfff ! C'est le pire jour de la semaine.
- Ce n'était pas hier, le pire jour de ta semaine ?
- Non. C'est le pire jour de la semaine parce que je ne vais pas voir ma copine..."

Je vous fais grâce du dimanche ? De toute façon, c'est aussi le pire jour de la semaine...

Alors, si vous avez une solution, parce que commencer chaque jour par cette dose de râlerie, je vous avouerais, ça me fatigue... Et j'ai beau chercher que dire, la situation n'évolue pas... C'est vraiment le pire matin que je revis inlassablement...

 

Posté par La grande gamine à 13:06 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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16 novembre 2017

Mise au point nécessaire

Vous avez été quelques uns à vous manifester hier, esprits, et je vous en remercie. Cela m'incite à revenir plus souvent par ici pour des bavardages sérieux ou beaucoup moins.

En revanche, une petite mise au point s'impose. Comment dire... Il semblerait qu'il y ait eu un problème avec la consigne. 

Je ne vois que deux explications : soit, le clic vous est douloureux et vous vous ménagez. Mais on peut toujours trouver le moyen de cliquer avec l'autre main. Donc je ne pense pas que ce soit cela...

Soit, il nous faut reprendre les bases du calcul : les esprits ont certainement de l'esprit mais peut-être pas de grandes compétences en mathématiques. Enfin, c'est ce qui ressort en toute objectivité : le "trois" n'a pas été toujours respecté. Je vais vous aider à y voir plus clair avec des exemples concrets pour vous laisser une seconde chance. (Et puis, je pense sincèrement que savoir compter jusqu'à trois pourra vous être utile par ailleurs).

Debout ! Mettez-vous devant un miroir... Vous y êtes ?  Regardez-vous ; vous avez deux yeux (un, deux), deux bras (un, deux), deux oreilles (une, deux) et deux jambes (une, deux), deux narines... Jusque là, ça va ?

Voilà : pour deux, c'est compris ? Passons donc à trois.

Qu'avons-nous en trois exemplaires ?...J'attends...En trois exemplaires, nous avons donc ?... Alors ?... Je m'aperçois qu'effectivement le trois est beaucoup plus complexe que le deux... 

Je reviens dès que je trouve des exemples. Promis.

Posté par La grande gamine à 07:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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